Jeudi 15 mai 2008

Avant-hier, on a reçu un faire-part. Nos copines se pacsent bientôt, et elles fêtent ça en grand. Je vais pas mettre leur photo ici, pourtant c’est pas l’envie qui me manque, car elles y sont vraiment très belles. C’est une photo en noir et blanc (je trouve que ce sont les plus jolies) (tiens, j’ai pas moyen de faire ça, moi, avec mon appareil numérique ?).

Je les aime beaucoup. Et j'aimerais bien les voir plus souvent. Mais c'est compliqué, car leur meilleure amie a le béguin pour moi. Et même si c'est plutôt du taquinage, ça ne fait pas rire du tout Ticoeur. Du coup, elle ne m'y accompagne pas toujours. Et elle me manque. Parce que, comme ce sont des nanas qu'on apprécie vachement, j'aimerais qu'elle soit à mes côtés.
Donc voilà, quand j'ai trop envie de les voir, j'y vais quand même seule, mais quelque part ça me chiffonne. Je ne comprends pas que Ticoeur n'ait pas envie de venir, surtout sachant qu'il y a la petite nana qui me drague à moitié. Enfin si, je sais. C'est parce qu'elle me fait marrer. Et que ça énerve Ticoeur.

Bref, c’est pas là que je voulais en venir. Ce Pacs est important pour elles, car il va leur permettre de réaliser un beau projet :
elles voulaient faire construire, et puis finalement elles vont peut-être acheter une baraque pour la rénover.


Moi aussi, j’ai envie de faire des projets. Mais nous, on fait plutôt les choses à l'envers, ou trop vite, ou pas au bon moment, enfin ça ne colle pas.

Au tout début qu'on se connaissait, elle m'avait dit un truc que j'avais trouvé dingue et touchant : que je lui donnais envie d'avoir un bébé. Aujourd'hui, elle dit qu'à l'époque, elle ne savait pas encore comment j'étais vraiment avec mes enfants. (là, faut rire, parce que ça nous fait marrer aussi, si-si)

Quand elle s'est installée chez moi, comme elle était webmaster, je lui avais fait installer un bureau, une seconde ligne téléphonique. Pour qu'elle ait son petit coin à elle pour bosser, et aussi pour qu'elle se sente indépendante. Que ses amis puissent l'appeler, elle. Enfin, moi c'était comme ça que je voyais les choses. Parce que, quelque part, j'en attendais autant d'elle. Garder mon truc à moi aussi. Mais on ne voyait pas les choses de la même façon. Elle avait envie de fusion. Moi pas spécialement. Ajoutons à celà les enfants et les soucis quotidiens qu'ils engendrent...

C'était trop pour nous.

Pourtant, on a eu des projets, aussi. Elle avait la possibilité de reprendre la société de ses parents, et puis ça a foiré pour diverses raisons. Elle avait aussi envisagé d'aménager pour elle, le grenier de la maison. Mais même là, elle nous entendrait encore, disait-elle. ;-)

Ensuite, il y a eu le projet de la maisonnette à retaper, à côté de chez moi. Elle sait bricoler, et cette option-là nous semblait idéale. Elle serait là, sans être là tout le temps. Elle aurait son indépendance, parce que même si elle rêvait de fusion, ben après quelques temps de vie commune avec moi, elle a réalisé que la fusion c'était pas si marrant que ça (en tout cas, avec nous). Et d'ailleurs, moi aussi j'ai trop besoin de mon indépendance, pour respirer, pouvoir téléphoner à qui j'ai envie quand j'en ai envie, sans avoir de compte à rendre, aller où j'ai envie quand ça me chante, acheter des conneries aux enfants si je veux, etc...

Donc voilà, je sais plus où je voulais en venir.

Ah si, la maisonnette. (;-) Leïla)
Ben en fait, à ce moment-là, notre couple a aussi failli éclater, donc on a préféré laisser tomber ce projet. Elle a trouvé son boulot, son appart. Et vogue la galère.

Je suis bordélique, j'aime pas prévoir les choses, j'aime les surprises, je suis désorganisée, mais avec elle un peu moins de bordel aurait été pas mal. Parce que ranger tout ce bazar, maintenant, c'est pas évident.

par Madi publié dans : Mai 2008
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Mercredi 14 mai 2008

Hier, les gens étaient fous. Je sais pas si c'est le soleil. Enfin, au moins, ils étaient de bonne humeur. Un peu trop, même, c'était limite l'euphorie pour certains qui se sont lâchés.

Il y en a un qui m'a sorti :
"elles sont bien, vos couettes ?" (comme si c'était moi qui les fabriquais)
"oui, je suppose, y a pas de raison qu'elles ne le soient pas"
"vous les avez essayées ?"
"euh non"
(ici, je précise que c'était un vieux)
et, sur le ton de la confidence, en riant, il me fait : "vous ne voulez pas les essayer avec moi ?"
(il voulait faire de l'humour, mais bon... pfffffffffff)
(reste zen, reste zen)

Et puis, un autre :
"ça faisait longtemps que je ne vous avais pas vue. Je pensais que vous aviez rencontré un cheik et que vous étiez partie vivre avec lui en Arabie Saoudite"
(non, mais, où ils vont chercher tout ça ?)
(sous-entendu : si tu bosses pas, c'est que tu fais la poupée ou la bobonne pour un mec, en tout cas tu te fais entretenir)

Et le pompon :
Ticoeur vient au magasin, une fois par mois, à peine, quand je bosse. Et hier, juste au moment où elle passe à la caisse à côté de moi, il y a un mec bourré, auquel je rappelle que j'ai son casque à lui rendre. Il me dit : "oh, vous êtes gentille" et il me tend la main. Je suis interloquée, je tente d'ignorer, car le contact tactile avec le client, très peu pour moi. Mais il insiste. Pour me débarrasser de lui, je lui serre la main, parce qu'il est bourré, quand même, et que les mecs bourrés, je me méfie, j'ai peur qu'il s'énerve, mais ce con, il me saisit la main et me fait un baise-main. Ah, ça m'a énervée, je sais bien que c'était pas méchant, et qu'il était bourré, mais merde, ce type de comportement m'agace au plus haut point. Et ça me dégoûte. En plus de ça, Ticoeur qui faisait des yeux ronds juste en face. Super... 

Ils m'ont fatiguée. Qu'est-ce qu'ils sont lourds, les mecs, parfois. M'enfin, là, hier, c'était pas méchant.

Parfois, il y en a qui sont d'une suffisance et d'une condescendance, c'est limite s'ils me donnent pas de l'urticaire, je ne peux pas les encadrer. Et comme j'ai pas envie de leur sourire, et encore moins de rire à leurs blagues vaseuses, ils ne se gênent pas pour me dire "Ben alors, faut sourire, dans la vie". Pauvre con !

Où elles étaient, hier, mes petites dames ?

par Madi publié dans : Mai 2008
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Lundi 12 mai 2008

Aujourd’hui, on a fait… non. Je recommence. Aujourd’hui, J’ai fait un barbecue. Ticoeur, elle n’y touche pas, ça l’énerve, c’est chaud, elle dit que ça la brûle. Et quand elle s’en occupe, c’est stressant, ça finit par tourner au vinaigre. Alors je préfère gérer ça toute seule comme je veux, d’autant plus que j’adore.


Ensuite, tout l’après-midi, j’ai fait la navette entre ma vieille couverture sur l’herbe, et puis la maison pour me chercher un truc à boire, un thé, ou bien du nut’. Sur le côté, sur le dos, sur le ventre, j’ai somnolé, j’ai pensé, j’ai soupiré de bien-être, j’ai fait des photos, aussi : des nuages, de l’herbe, de mes chats, et de nous. On se serait crus en été. J’aurais bien aimé que la journée ne s’arrête pas.


Et ce soir, je me dis que j’ai pas envie d’aller bosser demain. Pourtant, il y a des moments sympas. Heureusement.

Il y a des petites dames qui me demandent chaque semaine si je vais bien, si je n’ai pas mal. Elles sont adorables. Il y a aussi ceux qui me souhaitent bon courage, avec un gentil sourire. Bah, ça n'a l'air de rien, mais ils ensoleillent ma journée.

L’autre jour, une dame âgée me demandait de l’aider à choisir des boîtes de thon ( !). Et elle me fait : " on vous embête, les clients, hein ? " Je lui dit en riant " Oh oui... " (non, mais je la taquinais)

Et elle me sourit : " vous savez, je ne vois pas beaucoup de monde, pourtant j’aime beaucoup parler. Alors quand j’ai un sourire dans un magasin, c’est quelque chose de formidable pour moi, ça embellit ma journée parce que je suis toute seule ". Je lui ai répondu que moi c’est pareil, j’aime bien discuter, et qu’elle ne me dérange pas du tout, que ça me fait plaisir de lui rendre service.


Demain, si tout le monde tire la tronche, si aucune petite dame ne me dit de mot gentil, je penserai à ce dimanche après-midi, sur ma couverture. Un dimanche où on ne s’est pas pris la tête, où le soleil chaud, chaud, chaud, était au rendez-vous, un dimanche qui devrait être tous les jours. ;-)



par Madi publié dans : Mai 2008
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Dimanche 11 mai 2008

J’ai 2 frangins.

Le plus petit, il a 7 ans de moins que moi.

Gamin, il était tout le temps en train de faire le clown, toujours de bonne humeur.
Ado, il avait plein de copains, sortait, trafiquait sa mobylette, faisait aussi des conneries, fumait en cachette, en faisait voir de toutes les couleurs à ma mère.


Et il a perdu pied. Je sais une partie de ce qui s'est passé. Quand il avait 17 ans, sa copine l’a largué pour son meilleur pote. Je crois qu'il s’est aussi passé d'autre choses graves, pour lui, à la même époque, car j’ai du mal à croire que cette seule rupture amoureuse ait suffi à faire sombrer à ce point quelqu’un d’aussi débordant de vie que lui. Enfin, je sais pas…

Au fil des semaines, des mois, il est devenu l’ombre de lui-même. Ça fait plus de 10 ans qu’il est en dépression. Il parle très peu, en fait, seulement lorsqu’on lui adresse la parole. Il est très mal dans sa peau, ça se ressent très fort. Ce n’est plus du tout le même.


Il reste un lien fort entre nous, même si on ne se dit pas qu’on s’aime. Ce sera toujours mon petit frère adoré. Quand il était bébé, j'aimais le promener dans son landeau, ou sa poussette, lui chanter des chansons, lui jouer un air de musique, lui inventer des histoires, et puis plus tard, je le conduisais à la piscine, avec son copain, je lui proposais de venir faire les courses avec moi. Il achetait des bonbons au poids, un gros sachet à chaque fois. C'est si loin, tout ça. Il ne veut plus rien faire, il ne veut même pas venir me voir.

On ne sait pas se dire les choses, mais j’essaie de lui parler de temps en temps, sans le brusquer. Il faut faire très attention, sinon il se ferme. Il ne cherche pas à discuter, il répond seulement : oui, non, une petite phrase de temps en temps.

Je ne sais pas toujours comment faire, je voudrais l’aider mais il refuse d’avancer. Je l’encourage, je lui parle de choses positives, j’essaie de le faire rire, car je sais ce qui le fait rire, et j’aime ces moments complices, même s’ils sont très brefs et rares.


L’autre soir, je suis passée, et puis mon fils ne voulait pas partir avant de lui avoir dit au revoir. (Mon frangin habite chez ma mère)

On attendait, dehors. Quand mon frangin est rentré de son petit tour à moto, mon fils lui a dit : " je ne voulais pas partir avant de te dire salut. Peut-être que tu sais pas si tu es important pour les autres, et je sais pas si tu es important pour les autres. Mais tu es très important pour moi. "

Ils se sont serré la main, et on ne savait plus quoi dire : mon frangin souriait, un peu gêné, ainsi que ma fille et moi. Mon fils était content. J'ai été très émue d'entendre ça. Je me dis que ça lui a peut-être fait chaud au coeur, à mon frangin. En fait, mes enfants sont les seules personnes avec lesquelles il se sent bien, parce qu’ils se comportent naturellement avec lui. Pour mes enfants, mon frangin, en fait mes frangins (parce que l’autre est un peu pareil), sont comme des ados : ils aiment le vélo, les jeux vidéos, ne parlent pas beaucoup, ne prennent pas la tête à mes enfants, et mes enfants ne les jugent pas. Ils se comprennent, tous les 4, sans se parler beaucoup, ils ont une relation affectueuse silencieuse.


Et puis, ce soir, quand mon fils était avec moi, mon petit frère m’a dit quelque chose qui m’a beaucoup touchée. D'habitude, il ne me demande jamais si ça va. Parce qu'il est submergé par ses propres angoisses. Mais là, il m'a demandé comment j'allais. Je lui ai fait part de quelque chose qui m’inquiète, et il a essayé de me rassurer. Pas un grand discours, juste une petite phrase spontanée. Ça peut paraître peu, mais ses paroles de réconfort sont un grand pas qu’il vient de faire : parce qu’il les a dites avec son coeur, pour me tranquilliser, me consoler, et qu’en prime j’ai eu droit à un grand sourire. C’est si rare, qu'il parle, qu'il sourie, qu’il soit comme ça. Ça fait si longtemps, qu’il ne m’a pas parlé comme ça.

par Madi publié dans : Mai 2008
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Vendredi 9 mai 2008

Elle : " Oh la la, mais qu’est-ce que c’est complexe, le cerveau d’une fille ! Je voudrais bien savoir comment ça marche, là-dedans. Pourquoi les filles, elles sont toutes comme ça ? Chiantes, mais chiaaaaaaaaantes ! ! ! Un jour, tu peux leur dire quelque chose, ça passera tout seul, tu auras en retour un sourire jusqu’aux oreilles. Mais si tu dis la même chose le lendemain, ah ben non ça y est, ça va plus, parce qu’il fait pas beau ou on sait même pas pourquoi. "

Moi : " toi aussi, t’es une fille "

Elle : " non, enfin, moi ça marche pas pareil "

Moi : " alors, t’as qu’à aller avec les mecs, si t'en as marre des filles "

Elle : " ça va pas, non ? d’toute façon, les filles, même quand j’en veux pas, elles me cherchent… pffff"  

(mmmmmm… et elles te trouvent ?) ;-)



Ah, tiens, quand je suis parano. Je vous raconte :


J’ai un pseudo sur msn, que j'avais créé pour elle et moi. Mais je ne m'en sers jamais, puisque mon PC plante à cause de msn, et qu'on préfère se téléphoner.

Quelquefois, souvent même, je me demande ce qu’elle fabrique, chez elle.


Et donc, l'autre soir, piquée par la curiosité, j’essaie de me connecter sur msn. Mon ordi ne plante pas, pour une fois, et je vois qu’elle est connectée. Elle ne sait pas que je suis en ligne, puisque je ne suis pas "visible" : ben oui, je suis là incognito.
Ah, et j’ai pas été déçue du voyage.


Je rappelle quand même, qu’on ne se voit pas tous les week-end, qu’elle n’a pas spécialement envie de me voir, ni qu’elle est très enjouée. (c'est un peu réciproque, mais bon) Et donc forcément, je me pose des questions, je m’inquiète souvent, je me demande si elle n’a pas rencontré quelqu’un d’autre, si elle n’en a pas marre de moi, etc.


Et là, je vois ! Qu’est-ce qu’elle met, en face de son pseudo ? " J’AI RENCONTRÉ UNE FILLE EN FORME DE FÉE " ! Je le mets en gros, parce que mon cœur s’est arrêté.
 

C’est qui, la nana dont elle parle, là ? C’est moi ? ? ? Ou c’est une pét…sse ? Forcément, si c’en est une autre, de fille, elle ne peut en être qu’une, de pét…sse. ( !) (c'est mon coeur jaloux qui parle)


Je me déconnecte aussitôt, abasourdie.


Et ça me turlupine… je me dis que, non, elle ne me ferait quand même pas ça, et puis je me raisonne, je me dis que si ça se trouve, c’est le titre d’une chanson. (elle qui est quand même particulièrement réceptive aux paroles)


Je fais ma petite recherche sur internet, et effectivement, cette phrase fait partie d’une chanson.


Mais bon, pour en avoir le cœur net, aujourd’hui je lui ai demandé : "tiens, qu’est-ce que t’aimes bien écouter, en ce moment ? "

Et elle me fait : " Dionysos – Song for a Jedi "

(c’est compliqué, le cerveau d’une fille, c’est tordu peut-être, mais je ne voulais pas m'abaisser à lui dire que j'étais allée l'espionner, ni lui demander franco ce que ça voulait dire...) 

Et je sais pas si je suis sa fée, mais elle est mon Jedi. ;-)

(je sais plus écrire...)

par Madi publié dans : Mai 2008
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Mercredi 7 mai 2008


Joyeux Anniversaire, Rêveuse !!! :-) 

par Madi publié dans : Mai 2008
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Mardi 6 mai 2008



Cet article, je l'écris en pensant très fort à Djou : on est de tout coeur avec toi. Tout va s'arranger, tu verras. On va t'aider, Djou.

Je vais aussi faire ma déclaration : sur le net, il y a des gens pourris, comme partout, mais il y a aussi des personnes formidables, avec un coeur grand comme ÇA.
Je vous remercie toutes et tous, pour vos merveilleux mots de soutien, vos chansons, vos pensées etc.
J'avais besoin de vous, j'étais assez pitoyable, et votre présence m'a réconfortée. Merci d'avoir été là. Merci aussi à celles (et ceux) qui m'ont divertie, sans forcément le savoir, sur leur blog.

Excessif, que de dire que je vous aime, pour tout ça, pour ce que vous êtes, pour ce que vous m'avez donné et ce que j'ai envie de vous donner, alors que je ne vous connais pas vraiment ? Je m'en fous. Je vous aime.
Merci pour tout.

(et je sors de ma torpeur pour filer un coup de main à Djou)

par Madi publié dans : Mai 2008
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Vendredi 2 mai 2008

Leïla, que j'adore !!!!! :-D
(Précision pour la chérie de Leïla : en tout bien, tout honneur, pour la faire sourire, et qu'elle ne déprime pas en venant chez moi.)
Gros bisous à toi.

par Madi publié dans : Mai 2008
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Vendredi 2 mai 2008

- Aujourd'hui, je suis allée chez M-H. A chaque fois que j'y vais, je regrette. J'entends toujours les mêmes choses : elle ne fait que se vanter à propos de ses enfants. Ses enfants ont tous réussi, ils ont de belles situations. En plus, aujourd'hui, elle a voulu qu'on se ballade en voiture, et elle est passée devant les maisons de ses enfants, pour me montrer comme c'était joli, et les jardins bien arrangés. En plus, je n'ai pas pu me retenir de dire que je trouvais que c'était très beau. Alors elle a renchéri de plus belle, m'a dit que c'est vrai, ses enfants sont très courageux. Et même que sa fille, lorsque ça n'allait pas dans son couple, elle n'a pas divorcé, comme c'est si facile de le faire, non, elle s'est battue pour sauver son ménage et elle a réussi. Pourquoi je suis allée la voir ? Hein ? Et qu'est-ce que je peux dire, moi, de mes enfants ? Rien !

- ............ Tiens, Maman, prends le flingue dans le tiroir, là, il est déjà chargé : surtout vise bien le coeur, me rate pas, s'il te plaît,  il n'y a qu'une balle.


Ahahahahaha ! Non, j'ai pas de flingue. Je lui ai dit que j'étais désolée, mais que je ne pouvais pas rester l'écouter, les devoirs à surveiller. (c'est pas la peine que je riposte, ça sert à rien, ce discours là revient toutes les semaines)

Non, mais ça fait super plaisir, d'entendre des trucs comme ça, surtout en ce moment, vu que ça ne va pas super fort, mon moral etc. M'entendre dire que ma vie, c'est de la merde, et sous-entendre par là que je suis aussi une sous-merde.

Alors que, bon, c'est vrai que c'est pas toujours rose dans mon couple, que je préfère les filles, que j'ai pas une vie réglée comme du papier à musique et que j'aime bien vivre à l'instinct, mais j'ai pas du tout l'impression d'avoir raté ma vie.

Faut que je déménage.

par Madi publié dans : Mai 2008
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